• Chapitre 2 : Satyn : « Le véritable amour fraternel ».

    Rano Pano

    « - Rappelle-moi de ne jamais traverser aucune rue ou route de cette ville, adressai-je à ma grande brune.
    -          C'est trop cool ici ! Ignora-t-elle.
    -          Appelle Fen s'il te plait.
    -          J'ai essayé il répond pas, hiiiii regarde il est trop canon lui !
    -          Mais quel boulet ce mec, vraiment irresponsable.
    -        Aaargh il part ! Viens on le suit, vite !
    -         Rappelle-moi aussi de ne jamais te laisser seule dans la rue, tu serais capable de violer n'importe qui, fis-je alors qu'elle s'apprêtait à traquer sa proie.
    -          Oh arrête tes sarcasmes un peu, regarde moi ça, ressent l'énergie positive que dégage cette ville, je sens que j'vais m'y plaire, débita-t-elle surexcitée. »
     
    Voilà, elle avait regardé Kung Fu panda la veille et maintenant elle ressentait du feng shui partout. 
     
    -          Moi ce que je ressens c'est de la méga-pollution, braillai-je.
    -          Pff, t'es vraiment débile, rit-elle.
    -          Salut les fiiiiilles ! Hurla une voix qui ne m'était malheureusement pas inconnue.
    -          Fen !

    Rano Pano


    J'observais Carrie sauter joyeusement au cou de mon frère, qui affichait un assez grand sourire. Bizarrement, il s'étirait beaucoup moins lorsqu'il se retourna vers moi. Au fur et à mesure qu'il s'approchait, je levai mes pupilles couleur lagon vers le ciel. Je m'étais habituée aux torticolis forcés lorsqu'un homme se tenait près de moi, compte tenue de ma petite taille.  

    Rano Pano

     
    Fen me dévisagea de ses iris reflétant ceux de ma petite sœur Athenya, et me balança gaiement.
     
    -          Ah beh, depuis 8 mois qu'on ne s'est pas vu, t'as pas grandis à ce que je vois !
    -          Ravie de te revoir également, marmonnai-je.
    -          Ta joie de vivre est transcendante chère sœur !
    -          Ta gueule.
     

    Rano Pano

    Voilà le véritable amour fraternel. Ne me demandez pas pourquoi nous nous sentions obligés de créer un cataclysme à chacun de nos dialogues, je ne saurais répondre. Depuis notre enfance, notre relation avait toujours été conflictuelle, et cela avait empiré lorsque nous avions quitté Oxford. Athenya s'était auto-proclamée médiateur de chacune de nos disputes. Maintenant qu'elle n'était plus là, j'avais de sérieux doutes quant à la survie de l'un de nous deux. Heureusement, il adorait Carrie et la considérait comme sa propre sœur. Un rien vexant


    Tags Tags : , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :